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Situé au nord-ouest de Downtown Los Angeles et à l’ouest de Glendale (Californie, Etats-Unis), ce quartier mondialement connu, a une histoire des plus surprenante. Vous le connaissez surement pour ses productions cinématographiques mais connaissez-vous l’histoire de sa création ? Nous allons vous éclairer à travers un scénario très élaboré dignes du grand StarStruck Town (surnom)

 

Kansas, couple Wilcox, 1880

Harvey Henderson Wilcox (qui a fait fortune dans l’immobilier malgré la perte de l’usage de ses jambes à cause de la fièvre typhoïde) et sa femme Daeida Wilcox décident de déménager depuis Topeka (Kansas) jusqu’à Los Angeles.

 

Campagne à l’ouest de Los Angeles, Wilcox, 1886

H. Wilcox achète un immense terrain dans la campagne à l’ouest de la ville , sur les contreforts de Cahuenga de 0,6 km2  dans le but de construire une ferme. Sa femme baptise ce ranch Hollywood (bois de houx, qui est le nom d’une colonie d’immigrants allemands) qui deviendra rapidement une agréable localité, connu pour sa proximité avec l’océan Pacifique, la douceur de son climat, et ces vastes terres de vergers.

 

Hollywood, développement, 1887

Une carte du quartier d’Hollywood, désormais officiel, est établie et H. Wilcox trace la rue principale nommée Prospect Avenue (Hollywood Boulevard), à l’aide de sa conseillère qui n’est autre que sa femme, dont il vendra les lots de terrains la longeant ; il ne faut pas oublié qu’il s’agit d’un entrepreneur immobilier. Par la suite, la ville s’embelli d’édifices tels que des églises dont le financement a été obtenu par des fonds levés par Daeida et attire quelques habitants.

A partir de 1902, la ville se développe notamment grâce à la construction de bâtiments dont le célèbre Hollywood Hotel, de routes carrossables et d’une ligne de tramway. Hollywood est ratâché à Los Angeles qui vient d’achever son aqueduc. Cette association est votée par les conseillers, ce qui entraine la modification du nom de Prospect Avenue qui devient alors Hollywood Boulevard.

 

Hollywood, cinéma, 1910

A partir de cette date, Hollywood connait un véritable essor cinématographique, avec un premier film réalisé par Griffith : In Old California (plusieurs courts métrages) et les premières stars du cinéma apparaissent (Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks etc.). En 1913, un représentant de la Famous Playars Lasky (futur Paramount), Cécile B. DeMille, arrive à New York à la recherche d’un local-studio (étable) pour y tourner un film sur les Indiens ; Le Mari de L’Indienne qui fut le premier long métrage tourné là-bas ( et l’ancêtre du Westerns). De plus, durant la Première Guerre Mondiale, Hollywood devient la capitale mondiale du cinéma en raison de la paralysie de l’industrie européenne du cinéma à cause des efforts de guerre. C’est le commencement de l’âge d’or d’Hollywood. Strass et paillettes sont sur le devant de la scène et avec eux les vedettes du cinéma tel que Charlie Chaplin qui devient multimillionnaire à 28 ans. Dans le parc à studio Universal City, les studios apparaissent les uns après les autres jusqu’à former une ville hautement protégée où les producteurs règnent en maîtres et sont surnommés les Moguls. L’expansion des 5 grandes compagnies Paramount Pictures, Metro-Goldwyn-Mayer, Warner Bros, RKO Pictures et le Fox qui se manifestent par u doublement du nombre de travailleurs (30 000 à 75 000 travailleurs).

 

Hollywood, l’ère des films noirs et des femmes de rêve, 1940

Durant les années de la Secondes Guerres Mondiale, les personnes ont plus besoins que jamais de rêves et de promesses c’est pourquoi l’idolâtrie des stars de cinéma qui entretiennent ces derniers s’intensifient. De nombreuses belles femmes sont mises en avant par les producteurs et deviennent des vedettes ( Rita Hayworth : la déesse de l’amour, Esther Williams : la naïade, Jane Russell : la brûlante, Lana Turner : la torride, Barbara Stanwyck : la perverse, Bette Davis : la garce, Ingrid Bergman : l’étrangère, Ava Gardner : la plus belle animal du monde et plus tard Marilyn Monroe : la baby doll du 7e art)paraissant dans les magazines du mondes entiers.

Hollywood, cinéma, 1950

Ces années sont marquées par la guerres froides, la chasse aux sorcières et l’idolâtrie de vedettes telles que Marilyn Monroe, Elvis Presley, Marlon Brando ou encore James Dean. On tourne des films de tous genres : drames, suspenses, comédies musicales et films d’horreur.

 

Hollywood, le Maccarthysme, 1950

C'est le 9 février 1950 que Joseph McCarthy, sénateur républicain du Wisconsin, dénonce, dans son discours de Wheeling (Virginie-Occidentale), la mainmise des communistes sur le département d'État. Des preuves, il n'en a pas. Il prêche la croisade, accentue un traumatisme et tâche d'en profiter pour sa carrière politique...  De concert avec le FBI et la Commission des activités antiaméricaines de la Chambre des représentants, les hommes forts d'Hollywood mettent l'industrie cinématographique au pas. Hollywood devient le centre d'investigations. L'Ere du Maccarthisme a débuté...  Au total, près de 300 acteurs, réalisateurs et scénaristes sont inquiétés. Les accusations - souvent calomnieuses - fusent de toutes parts, et des listes noires circulent. S'ils veulent renouer avec leur carrière, les proscrits n'ont d'autre choix que de renier haut et fort leurs engagements et, en signe d'allégeance, de donner les noms de leurs (anciens) camarades. Elia Kazan, parmi des dizaines d'autres, fait le choix de la délation. Pour ceux qui refusent de vendre leur âme au diable, la mise au ban est sans appel : dix d'entre eux vont en prison (les "Dix d'Hollywood", parmi lesquels Dalton Trumbo, le futur réalisateur de Johnny s'en va-t-en guerre), et des dizaines s'exilent au Mexique ou en Europe (Charlie Chaplin, Joseph Losey, John Berry, Jules Dassin, etc.). Ceux qui restent aux États-Unis ont la vie dure : de nombreux scénaristes continuent de travailler, mais à des salaires de misère et dans la clandestinité (en recourant à des pseudonymes ou à des prête-noms). Quant aux acteurs et aux réalisateurs, ils doivent bien souvent changer purement et simplement de carrière. La chasse aux sorcières, qui précède l'avènement du sénateur McCarthy (1950) et se poursuit après la mort de celui-ci (1957), ne prend pas fin du jour au lendemain. Dans les années 1960, quelques noms disparus des génériques depuis de longues années réapparaissent sur les écrans, 10% environ. Les plaies sont pourtant loin d'être refermées et les mémoires hollywoodiennes, à travers films et commémorations, n'en finissent pas de revisiter cet entêtant passé.

 

Hollywood, épilogue, 2018

Hollywood fait désormais partie des villes les plus connue du monde et reste une référence en matière de cinéma avec des genres variés. Son histoire peu commune fait surement partie de son charme. Il est à noter que ce n’est pas une ville très touristique au même titre que Venise par exemple contrairement à ce que l’on a tendance à croire. Son évolution au cours des siècles (car oui, ce n’est pas aussi récent que ce que l’on peut croire) est flagrante : entre ferme et ville cinématographiques de stars il y a une grande différence et nous félicitons d’ailleurs Wilcox qui est tout de même à l’origine de ce succès bien qu’il soit très peu connu. On peut donc dire que son histoire est digne d’un film Hollywoodien !

 Chanel, Marion G, Naderline

 

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