Petite lune

小月亮

 

drykyk

Dans ce roman, Joëlle Busutil raconte l’histoire d’une jeune fille Chinoise se prénomment Xiaomei. Cette dernière mène une vie tout à fait singulière, dont le destin bascule. En effet ses parents ont décidé de transgresser la loi de l’enfant unique dans le but d’avoir un garçon. Cependant ce désire se rompt à la naissance inattendue d’une fille nommée Xiaoyue (Petite Lune). Le père n’acceptant point le sexe du nouveau-né veut se débarrasser de l’enfant. La grand-mère de Xiaomei accepte de prendre la petite sous son aile mais celle – ci se fait âgée et ne pourra pas veiller sur l’enfant éternellement. C’est pour cela que Xiaomei va rendre visite au Grand Xiong (le sage du village) qui lui annonce que l’adoption serrai préférable pour sa petite sœur.

 

La loi de l’enfant unique apparait en chine en 1979.

En effet, la Chine connait un mouvement de surpopulation, 1 339 713 000 habitants en 2010. C’est un bouleversement pour les familles Chinoise qui se sentent privé de leur liberté.

 

Dans ce roman nous faisons face à deux bouleversements, la naissance d’un enfant de sexe non désiré ainsi que l’outrage à la loi.

Pouvons-nous désigné un seul individu coupable de cette fatalité ? Le gouvernement Chinois ou l’inconscience des parents condamnant un enfant à vivre dans le secret. Une inconscience, ce terme est beaucoup trop négatif et négligé pour qualifier la naissance d’un enfant. Pourtant c’est dans cet esprit que s’est déroulé la naissance de Xiaoyue : « Nous avons déjà une fille, ça suffit comme ça ! Arrange-toi pour qu’elle disparaisse ! » Hurla le père de Xiaomei.

 Le personnage qui nous a le plus marqué dans cette histoire est le père. Cet homme était capable de tuer son enfant dans l’esprit d’une vengeance contre cet être dont la vie vient à peine de débuter. La facilité du père à ne pas vouloir voir la réalité en face nous a troublé. Tué le fruit de notre propre crime telle est cette situation.

Un autre détail nous a troublé dans cette lecture, le silence de la mère. L’absence de cette identité féminine dont nous n’avons perçu la place, pourtant majeur dans la famille. La raison de cette absence nous a été flagrante face à l’oppression du père de famille. Cela relate des phénomènes d’inégalité entre les hommes et les femmes, Il manque aujourd’hui entre 50 et 80 millions de femmes en Chine. Cela est dû à la politique de l’enfant unique qui renforce la tradition chinoise. Traditionnellement la naissance d’un garçon, qui transmet le nom de famille et prend en charge ses parents âgés, reste préférable à une fille.

 

L’adoption est inévitable pour cet enfant dont l’avenir est en péril. Xiaomei, sa grande sœur prend les choses en main. Effectivement, des parents allemands sont intéressés dans cette démarche. 

Xiaomei est le personnage qui nous a le plus touché dans notre lecture, nous nous sommes toutes reconnus dans son rôle de grande sœur. S’imaginer de pouvoir être dans la motivation de faire adopter sa petite sœur est un sentiment abominable. Ce sentiment la poussant à une culpabilité précoce face à la jeunesse de cette enfant de 12 ans qui porte seule le poids de deux adultes ignorants.

Seulement son courage pousse sa volonté à croire en un avenir meilleur pour sa petite sœur.

Cette détermination permet l’adoption de Xiaoyue par les Parents allemands à la fin de ce roman.

Ce roman nous a touché car il est ancré dans la réalité.